Ma première expo aux Etats Unis !

Quand tu apprends un samedi après-midi qu'une galerie à côté de Central Park te propose d'exposer tes tableaux qu'elle a repéré sur ta boutique en ligne. 
Tu fais une petite recherche sur internet et au bout d'un petit moment tu te rends compte que OK c'est à côté de Central Park mais pas celui de Manhattan…C'est le Central Park d'une petite ville perdue dans le Wisconsin, quelque part entre Madison et Milwaukee !

Bon, une invitation d'une galerie américaine quand-même !!! 

Bref, après 2 ou 3 jours de réflexion et de recherches sur la galerie, c'était dit, le contrat était signé et huit de mes tableaux sont maintenant en route pour la galerie “Bee and Laurel Art et Antiquités”. 

 

La grande aventure !!!

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Au petit marché du livre singulier

Samedi 25 juin, je vais avoir le plaisir d'exposer mes livres objets à l'Espace Van Gogh de la Médiathèque de Arles pour le 10ème petit marché du livre singulier.

“Les étonnants créateurs nous ont offert des années de découvertes et de ravissement. Artistes du livres, artisans éditeurs, ils nous ont régalé le cœur et les yeux avec leurs livres étranges, beaux, incroyables, cousus, bricolés, peaufinés...
Cette année encore ils seront dans notre jardin pour nous offrir des pages de poésie et de peintures, d'invention et de délicieuses audaces.”

 

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Mes petits grains de sable dans le magazine “Louarnig”

Petit bonheur du jour : la rédactrice du magazine “Louarnig” (entièrement en langue bretonne et qui s'adresse aux enfants de 7-12 ans), m'a contactée pour l'aider à faire une page sur le sable après avoir trouvé un aperçu de mon travail sur le net.
Je dois avouer que mes connaissances en breton ne vont pas beaucoup plus loin que Kenavo et Yec'hed mat mais ma page sur le sable de Saint-Pabu a été sélectionnée et je lui ai identifié les grains de sables les plus représentatifs. Elle m'a envoyé la mise en page encore provisoire, bref, je suis super contente d'y apporter mon grain de sable !
Il va sortir cet été, j'ai hâte de le voir terminé.

Ahhh, j'allais oublié :
- j'ai vu deux numéros de ce journal sur calameo et il est plutôt bien foutu.
- “Louarnig” ça veut dire “Petit renard”.

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Un dimanche à la Cabane Trempée

Dimanche 15 mai, mes livres et carnets ont fait une petite sortie entourés d'autres artistes, tous invités par Denis Leenhardt dans son jardin-salon d'art de La Cabane Trempée au bord de l'étang de l'Or à Mauguio (34). Une chouette  journée pleine de rencontres avec des visiteurs fort sympathiques !

Pour en savoir un peu plus sur ce lieu magique, ça se passe par ici : La Cabane Trempée

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Mon carnet l'arbre blanc choisi par une créatrice pour le salon Bijoutiful à Nîmes

Mon presque dernier carnet vient d'être choisi par la créatrice Missmonin qui participe au 11ème Salon Bijoutiful les 1, 2, 3 et 4 avril à Nîmes.  Elle en fera son book de créatrice. Il est drôlement fier mon petit carnet !

Bijoutiful, c’est l’évènement incontournable de la saison pour les créateurs de bijoux, accessoires de mode et vêtements qui viennent de toute la France et même au-delà pour exposer leurs créations printemps-été 2016 !
La plus grande partie des stands est consacrée aux bijoux, tous les bijoux, depuis les petits coups de cœur d'une saison jusqu'aux pièces éblouissantes de joailliers exceptionnels.
D'autres créateurs présentent toutes sortes d'accessoires de mode (chapeaux, collants, maroquinerie, ceintures etc) et des collections de vêtements originaux.
Pour celles (et même ceux) que la mode passionne mais qui aiment se sentir uniques, Bijoutiful c'est le salon à ne pas rater...

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Holala !!! Je suis l'invitée coup de cœur de la semaine sur le blog de Haliotis

Dominique de la boutique Haliotis vient de me choisir comme coup de cœur de la semaine sur son blog de bijoux tout en légèreté, de déco et tutoriels pour les amoureux de la nature. N'hésitez pas à lui rendre visite ici sur son blog :  Haliotis ou ici sur sa boutique en ligne : Haliotis boutique.

Et je me fait le plaisir de reprendre sa page ci-dessous :

Chantal Bossard conçoit et réalise des carnets : carnets de voyage, carnets de note, livres de bord. Autant d’œuvres uniques inspirées par la découverte de manuscrits anciens dans des petits conservatoires ou des musées du Maghreb et du Proche Orient. Des manuscrits marqués par la traversée des siècles. C'est cette patine des âges que Chantal transmet à ses carnets.


Carnet dans son étui.


“Je veux que la personne qui les touche ressente une émotion. J'aime qu'on les touche, pour ressentir cela. J'utilise beaucoup 
de matériaux de récupération que j'intègre dans l'épaisseur de la couverture comme des trésors à demi cachés, et j'y apporte ensuite un jeu de calligraphies, d'arabesques, de volutes afin que chacun d'eux ait son identité, simple et complexe à la fois.”

A côté des carnets, Chantal créé des bijoux, des pièces uniques où les matières s'assemblent et se conjuguent pour évoquer les rêves de voyages dans les pays de peuples nomades. Comme avec les carnets, elle leur donne une âme. Les réminiscences de l'origine et de l'âme d'un peuple.

Collier "Lune ruisselante".


Et puis, il y a aussi les tableaux, comme ici, avec ses “lettres du désert”. Des extraits de ses carnets de voyage manuscrits à la plume et mis en scène sur des papiers vieillis avec toujours cette recherche de la patine du temps passé.

Tableaux " Lettres du désert"  


Ses créations ont toutes un lien plus ou moins direct avec ses voyages à pied dans le Sahara, là où elle a découvert ses Chemins de sable. Des voyages réalisés alors qu'elle travaillait encore dans une agence de publicité. Ce sont ces voyages dans les pays de sable puis une rencontre liée à l’écriture qui l'ont conduit dans un petit village du Sud des Cévennes où elle a installé son atelier en 2007.

“J'y partage mes journées entre des activités associatives pour mettre en valeur mon village et les artistes qui y vivent… les petits soins au jardin, un espace qui compte beaucoup pour mon bien-être… quelques caresses à ma petite chienne Mika, un amour de tendresse… et bien sûr, la création indispensable à mon équilibre.”

Il faut dire qu'elle est tombée dedans toute petite et qu'elle a toujours eu le besoin d'inventer et de fabriquer.

A l'adolescence, l'Afrique a commencé à la fasciner et s'il a fallu attendre un bon nombre d'années avant qu'elle n'y pose le pied, la rencontre avec ces horizons infinis a été déterminante pour ses inspirations.


“De mes voyages dans ces pays de sable, je me souviens des longues marches durant des heures sous le feu du soleil. Souvent, je suivais la crête ondulée des dunes, et lorsque je froissais cet ourlet si délicat, je savais que le vent viendrait redessiner le paysage sans attendre.


J'ai aimé me réveiller les matins sur la dune encore froide pour découvrir les traces du petit peuple qui était passé là durant les heures de la nuit, des scarabées, des gerboises, une couleuvre. 
Un sable lisse avec juste ces empreintes racontant l'histoire de la nuit avant de s'effacer quelques heures plus tard dans le souffle du vent.


Je me souviens d’une nuit sans nul doute bien plus extraordinaire que toutes les autres. Juste avant de m’endormir, le faisceau de ma lampe frontale avait croisé le regard furtif d’un fennec qui passait sur le rocher à deux mètres à peine de mon bivouac.Je ne sais pas si j’ai préféré cette incroyable et fascinante vision malgré sa fugacité ou, quelques huit ou neuf heures plus tard, la découverte des empreintes du même animal tout autour de mon duvet. Il m’avait approchée au plus près qu’il était possible. Il avait sans doute fait une pause pour venir respirer mon souffle. J'avais bien conscience ce matin-là que sa présence était d'abord motivée par la recherche de nourriture mais une telle visite, même dans mon sommeil était pour moi comme un grand honneur. La vie sauvage était venue à ma rencontre.”


Ce sont toutes ces empreintes, ces dentelles dessinées par le petit peuple des sables qui ont inspiré Chantal pour choisir le nom de sa boutique : “Chemins de sable” … une évidence.

Aujourd'hui, quand elle crée ses bijoux, ses carnets et livres d'artistes, ses peintures, on y retrouve toujours un peu ou beaucoup de cet esprit nomade qui la nourrit et qu'elle a plaisir à partager.

Ses matières de prédilection sont plutôt naturelles, papier, tissu, soie, lin, chanvre, sable, pierre… et beaucoup de matériaux de récupération.

De la récup parfois insolite … comme ici avec ses tongs vagabondes.

Tongs vagabondes


”Après avoir porté leur propriétaire sur le bitume des grandes villes, la poussière des chemins de terre ou les sables de bord de mer, ces tongs ont cru finir leur vie dans le plastique dur et froid d’une poubelle mais c’est vers d’autres voyages que je les ai invitées pour les faire vagabondes messagères.”

Certaines d’entre-elles, affranchies comme il se doit, ont été confiées à la bonne volonté des employés de la poste qui en ont pris le plus grand soin puisqu'elles sont arrivées entières dans la boîte à lettre de leur destinataire !

Elle vend ses créations grâce à internet mais aussi dans des expositions ponctuelles, des petits salons de créateurs et lors de week-ends de portes ouvertes d'ateliers d'artistes.

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Mes chemins de sable sur Instagram


Après de belles prises de tête, j'ai enfin réussi à créer mon compte instagram et poster mes premières photos à partir de mon ordi. Et oui, ça n'est plus réservé aux smartphones !

 

Il n'est pas très fourni pour l'instant mais il faut toujours garder un peu de plaisirs pour après.

 

 

 

C'est par ici : Chemins de sable sur Instagram

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Les goélands frissonnent

Je suis allée chercher le petit nouveau hier soir.

Une édition originale de mon texte “Les goélands frissonnent” enrichi de 3 eaux fortes de mon éditeur préféré, Marc Granier. 51 exemplaires imprimés sur Hahnemuehle 300g numérotés et signés par l'auteure et l'artiste. La typographie a été réalisée en plomb mobile Origine corps 20 avec l'aide de Michèle Beck.

 

Achevé d'imprimer sur les presses de l'atelier des Monteils “Sous les arbres” à Roquedur en Cévennes le 3 février 2016.

 

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Le texte :

 


Les goélands frissonnent
moi aussi tendrement
quand les pêcheurs s'en vont
à l'aube sous la bruine.

Au bar des quatre vents
un café sur le zinc
avant de repartir
vagabonde opportune.


J'écoute tes messages
dans les brises du port
et j'explore tes mots
langage méconnu.

Il y a tant de silences
tant de si doux silences.

Mes pas cherchent encore,
je les brode pour toi
en perles de rosée
en grains d'or échappés
de leurs flacons de jade.

 



Je te dirai un jour
le chant de mes sirènes
dans les mers du nord
alors tu les verras
sur des velours d'écume
dans les brumes du levant.

Les goélands frissonnent
ce matin sur les quais,
le ciel est chagriné
mais passe un papillon
dernier clin d'œil
d'été.

 

©Chantal Bossard

 

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Vous pouvez le retrouver avec d'autres livres d'artiste dans ma boutique

http://www.chemins-de-sable.fr/espace-boutique/livres-d-artiste/

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2016 : début d'année en fanfare avec Etsy

Janvier 2016, la plateforme Etsy, hébergeant les boutiques de créateurs du monde entier décide de développer son activité en France. Le site lance l'opération “Etsy résolution 2016”. En résumé : quatre semaine de coaching gratuit par l'intermédiaire d'un groupe sur facebook. 
Une opportunité qu'il ne fallait pas rater.
Ce fut un peu prise de tête mais l'effet a été aussitôt visible  sur ma boutique Etsy mais également sur celle que j'ai sur A little market (ben oui, il faut se démultiplier pour être vue ! Et j'en ai profité pour faire quelques mises au point sur  ce site dans la foulée.
Maintenant je vais continuer mes jolis carnets puisqu'ils partent comme des petits pains !

 

Ma boutique sur Etsy

Le petit plus sympa de cette formation Etsy résolution 2016 : les rencontres et échanges avec de nombreux créateurs et créatrices de France et de Navarre ! Un bon début d'année !

 

 

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Chemin des z'Arts dans mon village

C'est un nouveau Chemin des z'Arts que nous avons partagé ce week-end dans mon village avec toujours autant de jolis lieux à découvrir, d'œuvres d'artistes, de rencontres et de chaleur  ! Tous les détails ici : Chemin des z'Arts

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Voix Vives de Méditerranée… Jour J !

Ambiance terrasses, transats, musique et poésie au cœur d’une place du livre investie par des éditeurs et leurs collections… c’était à Sète vendredi après-midi aux Voix Vives de Méditerranée. J'étais invitée par Marc Granier des éditions Les Monteils pour une lecture devant le public, aux côtés de deux autres auteurs, Yves Jouan et Stephan Causse et de Marie D., harpiste…

Un peu de pression avant de prendre ma place mais finalement c’était bien sympathique tout ça !

Petites fantaisies au passage, entre deux interventions, Renaud photographiait les pieds du public entre les transats… et ma petite chienne Mika se demandait bien ce qu'elle faisait là !

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Ma petite contribution au Festival Voix Vives de Méditerranée.

Ce vendredi 31 juillet, invitée par mon ami éditeur Marc Granier, je ferai une lecture en public dans le cadre du Festival les Voix vives de Méditerranée… Pour être sincère, j'ai juste hâte que ce soit passé ! 

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Un petit coup de projecteur

La petite nouvelle qui fait toujours plaisir : L'agence de Voyage Nîmoise "Vis iT DifferenT" a mis mon atelier dans son catalogue de visites…


A voir ici : Vis iT DifferenT

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Le Chemin des z'Arts dans mon village

Le Chemin des z'Arts arrive et ce sera un beau week-end plein de jolis lieux à découvrir, d'œuvres d'artistes, de rencontres, de musique, de chaleur  ! Tous les détails ici : Chemin des z'Arts

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Attention… Vol d'enclumes !

Pour mon dernier jour d'expo à la Cabane Trempée, j'ai suivi les efforts acharnés de Christian Martel qui s'était donné pour défi du jour de faire voler des enclumes… essai gagnant !
Je ne sais pas ce qu'en ont pensé les flamants roses postés un peu en retrait de la scène !

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La Cabane Trempée ouvre son jardin

Si vous n'avez pas encore trouvé que faire ce vendredi 1er mai, pourquoi ne feriez vous pas l'ouverture du 22ème Salon-Jardin d'art de La Cabane Trempée ? … Ça se passe dans et autour d'une ancienne cabane de pêcheur… au bord de l'étang de l'Or… aux cabanes du Salaison… à Mauguio… près de Montpellier… dans le sud-Sud...

J'y serai avec un certain nombre d'autres artistes amis de Denis Leenhardt, (l'heureux maître des lieux) !

Alors si vous passez dans le coin, n'hésitez pas ! Et pour ne pas vous perdre en route, suivez le lien : http://www.lacabanetrempee.com/


Ensuite, c'est ouvert tous les jours fériés du mois de mai.

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Au bar à lire

J'allais oublier de vous parler de cet endroit. Le Bar à Lire à Sète. C'est l'ami Marc Granier, graveur, typographe et éditeur qui était invité à présenter ses livres et qui m'avait associé à la soirée -ainsi que Bruno Canard- pour y lire quelques textes. 

Le lieu : un petit bistrot tenu par un tout jeune couple vraiment adorable. Des livres partout, beaucoup beaucoup de livres, et des tableaux. Pas deux tables pareilles, pas deux chaises pareilles non plus mais une ambiance vraiment chaleureuse. ça fait salon de thé, resto le midi, et soirées lecture les vendredi soir. 

Si vous passez par là, c'est sur la place de la mairie, n'hésitez pas à pousser la porte !

(Maya a hélas dû déclarer forfait à la dernière minute pour cause de grippe. Dommage !)

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Chemin des z'Arts, le film

C'était l'été dernier, le Chemin des z'Arts dans notre joli petit village

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Histoire d'une toute petite île bretonne

C’est une curieuse histoire qui commence par quelques lignes, quelques impressions d’enfance, écrites comme ça, un jour où j’avais envie de m'en souvenir un peu plus.

Et puis l’histoire rebondit des années plus tard quand un ami m’annonce qu’il va se rendre là-bas, sur ce lieu au cœur du souvenir. Alors, pour lui parler un peu de ce lieu, je lui confie mon petit texte. Il l’aime bien et il a encore plus envie d’aller là-bas.

Et puis un autre jour, dans une rue de Sète, il rencontre un chanteur, il lui fait lire mon histoire et le chanteur a envie d’en faire une chanson.

Finalement tout ça, c’est devenu un joli petit livre avec mes mots, avec les gravures de l’ami et, inséré dedans, le disque avec la chanson de l’autre ami.

Le livre édité à 101 exemplaires fera sa petite sortie lundi soir pour clôturer la journée de la Fête Nationale de l’estampe. Chez Marc Granier atelier des Monteils à Roquedur le Bas.

Au programme : 

• de 14 h à 18 h : venez découvrir la gravure et créer votre livre d’artiste à l’aide de lettres typographiques et de gravures sur bois ou linos avec des presses manuelles.

• à partir de 19 h : lectures de poésies avec les auteurs Chantal Bossard, Francine Charron, Cécile Boisson, et Jacques Ibanès (chant) des éditions de l’Arachnoïde et des Monteils.

Accompagné d’un buffet (vous pouvez apporter tartes, vins, gâteaux). Passage du chapeau pour les artistes.

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Derrière les murs de la cinquième maison

Edition originale d'un conte caraïbe de Chantal Bossard enrichi de quatorze linogravures de Marc Granier. 


Achevé d'imprimer en plomb mobile Univers corps 16 sur les presses artisanales de l'atelier des Monteils à Roquedur (Cévennes) le 19 septembre 2013. Les 51 exemplaires sur simili Japon 80 gr sont numérotés et signés.



On peut lire le texte de ce livre à la suite des photos .


Derrière les murs de la cinquième maison


C’était un caillou qui émergeait de l’océan, un pays qui n’en était pas un, une cité échouée dans les brises tièdes, à quelques encablures au sud de San Salvador. Libertad regardait descendre la nuit sur la ligne invisible du tropique du Cancer. 


L’autre, il était arrivé sur le grand bateau. C’était il y a deux jours, c’était peut-être trois. Elle ne sait plus. Elle, elle était sur sa yole fragile, la barque où, petite déjà, elle aimait à aller danser sur les vagues.


Il s’appelait Paolo. Elle s’appelait Josepha. 


Dans la lumière mauve du crépuscule, il l’a suivie derrière les murs délavés de la cinquième maison. Il a posé ses doigts sur la peau brune de Josepha. Il lui a dit qu’il retrouvait ses mains. Au-delà des morsures du vent salé, sa chair meurtrie frôlait la chaleur douce de Josepha, et reprenait vie. Ils ont mêlé leurs mains, leur peau, leurs rêves. Toute la nuit, ainsi, sans hâte, sans mots et sans espoir. Il était déjà parti quand elle est sortie au matin. Elle avait les yeux encore tout emplis de sommeil.


Et puis le soir d’après la première nuit, d’après le jour qui suivit, elle est allée, Josepha, traîner un peu sur le bois rongé des pontons. Elle avançait en posant ses pas sur les empreintes humides d’un autre. Elle s’amusait de la démesure entre ses pieds, et les marques larges qui commençaient maintenant à s’estomper. Le bateau était là, exsangue de toute vie. Elle s’est assise sur le ponton. Elle a perdu ses yeux dans le bois des mâtures, dans les replis des voiles. Plus tard, elle s’est levée pour aller le chercher dans les baraques à rhum.


Au plus profond de la pièce, il était là. Elle s’est assise en face de lui. Il ne disait rien ou presque. Elle guettait sur sa bouche, sur ses yeux, juste un signe. Il était là, devant elle. Les autres dans la lueur vacillante des lumignons, des hommes, des femmes réunis par des brassées de rires fleuris. A la nuit close, ils sont partis encore, chercher l’oubli derrière les murs délavés de la cinquième maison. 


Maintenant, c’est le matin, un autre matin. Paolo marche dans les rais de lumière. Josepha est étendue dans la moiteur des draps. Il sait qu’elle est éveillée. Il vient s’asseoir juste au bord du lit. Josepha regarde sa nuque. Il tourne un peu la tête, juste un peu. Les yeux fixés sur les lames du plancher, il dit : “soyons libres, veux-tu”. Elle oublie, Josepha, de demander : “il faut être libre de quoi”. Elle n’imagine pas ce que le mot veut dire à Paolo.


De la vie de Josepha, il n’y a qu’une succession d’impressions désordonnées. Elle voyage dans cette citée. Elle va, elle vient, sans cesse et sans but. Ivre de soleil. Et quand la terre lui brûle les pieds, elle part sur l’océan, ramer des heures durant, seule et maître à bord sur sa yole. Elle n’a pas de père Josepha, elle n’a pas de mère non plus. Ils étaient là il y a longtemps, puis ils sont partis, emportés par les rires du vent.


Il est parti aussi Paolo. Josepha reste avec les mots. Elle garde juste cette chose échappée des lèvres de Paolo, soyons libres. Il ne lui reste plus que ces deux mots qu’elle retourne et dont elle cherche toutes les conjugaisons. Elle aimerait lui dire maintenant qu’il ne fallait pas qu’il eût peur, que jamais elle n’aurait voulu entraver ses pas, que jamais elle ne l’aurait bousculé.


Elle aimerait lui dire aussi, que simplement elle respire, lui dire qu’elle aime, qu’elle la veut, elle aussi, sa liberté. Qu’elle a longtemps couru à sa recherche, qu’elle l’avait trouvée une fois, que les autres n’avaient pas voulu, qu’ils la lui avaient arrachée, brisée, déchiquetée, piétinée. Alors, elle avait fait semblant de suivre comme les autres, avec, cachée à l’intérieur une envie de mordre, de fauve blessé.


Elle aimerait lui dire que, si c’est ce qu’il désire, elle apprendrait à taire ses élans d’aimante. Qu’elle attendrait. Qu’il hanterait ses nuits pourtant. Qu’elle apprendrait l’équilibre entre ne pas le perdre dans l’oubli et ne pas non plus lui laisser trop de place, afin de n’être jamais triste du froid laissé par cet espace vide.


Ce soir, il n’est plus là. Josepha court dans les rues de Libertad, elle court derrière son ombre, s’amuse de ses longueurs. A présent le soleil est bas, juste derrière elle. Elle s’est jetée dans les rues, dans la foule. La masse humaine se distend comme une nuée d’oiseaux, se resserre, s’agglutine d’un seul mouvement, d’un même élan, et Josepha vient se coller à son peuple, elle vient diluer les lambeaux de ses rêves dans les yeux embués des pêcheurs. Elle danse Josepha, dans l’air brûlant des bras de la cité. 


Seules, à cette heure, quelques lanternes éclairent à peine. Une vieille femme est assise dans un pinceau de lumière. 


Josepha heurte dans sa ronde le pied de la vieille. Elle baisse les yeux. Dans le nuage de poussière soulevée, elle devine les lignes folles du tatouage qui enserre les pieds osseux. Josepha parcourt le corps usé, jusqu’au visage. Et c’est une autre ligne qui l’arrête. Une cicatrice fine barre la joue, sillon vertical né de la paupière inférieure pour se perdre dans les maigreurs du cou. La vieille se lève, toute de noirceur fébrile. Juste un œil, à peine posé sur Josepha, elle tourne le dos et s’éloigne dans une claudication douloureuse. Josepha suit la femme, regarde les pieds noirs. A chaque pas, la jambe semble suspendue, tremblante, un très bref instant. Se pose durement, puis c’est l’autre jambe, qui tremble ainsi dans l’espace, avant de se poser. Ainsi à chaque pas.


Elles marchent, l’une derrière l’autre, en silence, jusqu’à la neuvième maison. La femme fait entrer Josepha. Des lézards affolés courent sur les murs cloqués. Un fatras d’épaves rouillées, de parapluies noirs, béants, exhibant leurs toiles écorchées, dans des odeurs fortes d’épices et de rhum. L’océan est là, juste de l’autre côté de la cloison de tôle.


Elle parle, elle parle, la vieille femme. Josepha ne saisit pas le sens des mots. Parfois, suspendue au milieu d’une phrase, elle semble reprendre son souffle, et c’est un autre rythme, acide. La voix monte, cherche dans les aigus, se perd dans une litanie, puis redescend, redécouvre les mots. Et Josepha toujours ne comprend pas. Elles sont assises, l’une en face de l’autre. Bercée par les mots, Josepha s’endort dans les bras noueux d’un vieux fauteuil. 


Plus tard, bien plus tard, dans le labyrinthe des songes, elle voit la vieille femme traverser la cloison de tôle, marcher sur le sable. Elle s’avance vers l’océan de sa démarche branlante. Déjà les vagues lui enserrent les genoux, puis bientôt les hanches, absorbant les ondes de ses tremblements. La femme continue sa progression, les coudes relevés au niveau des épaules. Alors, ce sont les bras qui vacillent. Elle s’enfonce toujours. Seules, les mains apparaissent encore, agitées, dans un dernier spasme, au-dessus d’une mer de cendres. Un lamantin effleure la dernière vague. Puis le néant, avec juste l’envie de laisser à jamais courir le silence dans des éclosions de bougainvillées.



© Chantal Bossard

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Livre “Exode” avec Marc Granier

Marc Granier a choisi 5 de mes textes pour réaliser une édition originale d'un grand et magnifique livre blanc. Les textes sont gravés et illustrés sur linoléum et accompagnés de 5 gravures au carborundum. Imprimé à 21 exemplaires sur une presse à bras en novembre 2007 aux édition Les Monteils à Roquedur (Cévennes).

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